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Le Monde DATé du 1er août
Revue de Presse

Rien ne dit si Cléa, 11 ans, sera un jour journaliste. Ce qui est certain, c’est que cette jeune habitante de la région de Couthures-sur-Garonne (Lot-et-Garonne) a attrapé le virus de l’information à l’occasion de la deuxième édition du Festival international du journalisme vivant. Cléa a convaincu ses parents de l’y emmener quatre jours consécutifs, histoire de ne pas rater une édition du P’tit Monde, le journal du festival, réalisé par les enfants pendant que leurs aînés adolescents couvraient l’événement avec l’application Snapchat.

Organisé dans le village de Couthures, niché dans une boucle de la Garonne, ce festival conçu pour la première année en partenariat avec le groupe Le Monde a rassemblé 120 intervenants, journalistes, artistes, experts ou acteurs de la société civile, et 5 000 spectateurs du jeudi 27 au dimanche 30 juillet. On y a parlé médias et déontologie, « fake news » et sujets de société, mais on y a surtout fait du journalisme en direct, en interaction permanente avec les festivaliers.

Sept thématiques y ont été déclinées sous la forme de plus de 80 rencontres, débats, projections, lectures, performances, comme celle qui a vu le chorégraphe tunisien Rochdi Belgasmi noyer sous un tourbillon de déhanchés la superbe place de la Cale. Une intervention organisée dans le cadre de la thématique « La rue prend la parole », tout comme celle du créateur Jean-Charles de Castelbajac, qui a entraîné les festivaliers dans une déambulation au gré de ses interventions sur les murs de Couthures.

Les thématiques « Informer à l’heure de la post-vérité » et « Le laboratoire allemand » ont fait chapiteaux combles. Pour ce qui est de l’émotion, le point culminant a été atteint lorsque la marraine du festival, la cantatrice Barbara Hendricks, à l’issue d’un entretien  sur son engagement auprès des réfugiés, s’est lancée dans un blues décharné et puissant inspiré par le destin des migrants.

Les larmes ont également coulé au moment de la standing ovation réservée à Ric O’Barry, le dresseur des cinq dauphins ayant incarné le célèbre Flipper sur le petit écran, à son entrée dans l’église de Couthures.

Le film The Cove, qui raconte comment cet Américain est devenu l’un des plus ardents défenseurs de la cause animale après avoir vu un de ses dauphins se laisser mourir dans ses bras, venait d’y être projeté. Une illustration parfaite de la thématique « Changer de vie ». Les autres thématiques abordées étaient « Vivre avec les animaux », « Ré-inventons le travail » et « Le défi de l’eau ».

Le Festival international de journalisme vivant a pu être organisé grâce à la mobilisation des habitants de Couthures et de nombreux bénévoles, ainsi qu’au soutien de Val de Garonne Agglomération, du conseil départemental du Lot-et-Garonne, de la région Nouvelle-Aquitaine, de l’entreprise Cdiscount et du domaine viticole de Dame Bertrande. Pendant quatre jours, au café-épicerie du village ou dans une prairie située en surplomb de la Garonne, de nombreux journalistes du Monde, de Courrier international, de L’Obs et de Télérama, mais également de médias extérieurs au groupe Le Monde, ont pu échanger avec les festivaliers. D’autres journaux partenaires étaient présents : le quotidien régional Sud-Ouest, Le Temps (Suisse), La Libre Belgique, Die Zeit (Allemagne) et Gazeta Wyborcza (Pologne).

Adam Michnik, le fondateur et directeur de ce quotidien qui se trouve en première ligne dans la lutte pour la liberté de la presse en Pologne, a adressé une lettre aux festivaliers. Réunis dans le cadre d’un kiosque international consacré quotidiennement aux Français vus par la presse étrangère, les médias présents lui ont répondu en lançant l’appel de Couthures pour la liberté de la presse en Pologne.

« La communauté de journalistes présent(e) s au Festival international de journalisme vivant de Couthures réaffirme sa solidarité totale avec les médias publics et privés visés par la volonté du pouvoir polonais de porter atteinte à leur indépendance, dit le texte, qui demande aux institutions européennes compétentes d’intervenir par tous les moyens à leur disposition pour que la liberté de l’information demeure garantie dans ce pays membre de l’Union européenne. » Gilles van Kote

 

Portfolio de Benjamin Girette / Hans Lucas pour  Le Monde

Message d’Adam Michnik aux festivaliers
Kiosque international de la presse

Chers Festivaliers, Chers Organisateurs du Festival,

 

N’étant pas en mesure de venir moi-même, je souhaite vous saluer chaleureusement par l’intermédiaire de Piotr Moszynski.

 

Je ne peux pas être avec vous en personne, mais votre invitation constitue pour moi une forme de soutien aux médias libres en Pologne dans leur combat pour le droit à l’expression libre et à la libre critique du pouvoir.

 

« Gazeta Wyborcza », fondée en mai 1989, donc bien avant la chute du Mur de Berlin, est une voix de la Pologne démocratique. C’est pourquoi elle défend aujourd’hui les valeurs menacées par le parti de Jaroslaw Kaczynski au pouvoir. Le parti s’appelle Droit et Justice, mais il n’a rien à voir avec le droit ou avec la justice.

 

La Pologne, où on a anéanti la Cour constitutionnelle, où on a muselé les tribunaux, et où les médias publics ont été soumis au contrôle total du gouvernement, est en train de se transformer en Etat autoritaire.

 

Jeudi dernier, le leader du parti au pouvoir, Jaroslaw Kaczynski, a annoncé pour l’automne une bataille décisive contre les médias privés indépendants du gouvernement. Membres de l’ancienne opposition démocratique et du syndicat « Solidarité », avec notre héros national Lech Walesa en tête, nous ne pouvons pas y assister passivement.

 

Notre reconnaissance est grande pour chaque signe d’amitié et de solidarité qui nous vient du monde entier, et notamment de l’Union européenne. L’appartenance à celle-ci nous remplit de fierté.

 

Je vous salue chaleureusement,

 

Adam Michnik

Horaires Navette

Départ de la gare de Marmande

Mercredi : 17h – 20h
Jeudi : 8h – 14h – 16h – 19h – 20h30 – 22h00
Vendredi : 8h – 14h – 16h – 19h – 20h30 – 22h00
Samedi : 10h – 14h – 16h – 19h – 20h30 – 22h00
Dimanche : 10h – 14h – 16h – 19h

Départ de Couthures, entrée du village, près du camping

De jeudi à dimanche : 10h – 13h – 15h -17h – 20h – 21h30 – 22H30

Sud Ouest 21 juillet
Revue de Presse
Exposition Das Ich
OFF
Sur Couthures, il y a aussi du Off ! Pendant toute la durée du festival, James Tinel, plasticien originaire de Couthures, proposera son exposition "Das Ich" dans la demeure de ses grands parents.

« J’ai puisé une part de mes origines dans cette maison au coeur du village de Couthures-sur-Garonne, celle de mes grands parents, de mon père. Vide depuis des années, ils ne sont plus là, et ce lieu clos et fermé des étés de mon enfance s’ouvre désormais au monde.
Je m’y installe temporairement pour y présenter des œuvres traitant dans une certaine mesure de cette filiation, et au travers de cela, poser un questionnement plus large sur l’identité qui nous caractérise, l’empreinte, la transmission, la falsification et parfois le mensonge. »

La Suisse à Couthures

Les amis suisses parlent de nous. Venez rencontrer des journalistes du journal suisse Le Temps tous les jours au festival. Stéphane Benoît-Godet et Gaël Hurlimann, rédacteurs en chef du Temps et Richard Werly, Correspondant à Paris, interviendront tous les jours au Kiosque international de la presse. Ils nous éclaireront, en compagnie d’autres journalistes étrangers, sur ce qu’ils pensent de notre pays.

Un camping tout confort

Vous venez léger au festival mais souhaitez profiter du camping en bord de Garonne ? Réservez un tipi coloré, une tente jolie, un sac de couchage tout chaud, un oreiller moelleux et même une serviette de bain auprès de notre partenaire Sleep em all. Outre les sanitaires partagés avec le camping juste à l’entrée du festival, vous bénéficierez d’une cuisine ouverte en permanence et un espace-salon pour recharger votre téléphone.


Vous pouvez réserver directement sur leur site : www.sleep-em-all.com/fr/evenements/festival-intl-du-journalisme-vivant-2017

Dans quel monde on vit
Emission Radio
de Giulia Foïs
du lundi au vendredi, à 9h
sur France Inter

Plongez dans l’univers de quelques un-e-s de nos invité-e-s sur France inter.

C’est au micro de Giulia Foïs que ça se passe, à 9h :

 

Vendredi 07 juillet : Ken, photographe de rue, avec Christian Page

Lundi 10 juillet : Emmanuelle Grundmann, primatologue, avec Pascal Picq

Vendredi 21 juillet : Charlotte Faure, paysagiste, avec Alain Baraton

Mardi 25 juillet : Nassira El Moaddem, rédactrice en chef du Bondy Blog, avec Assa Traore

Puis en direct du festival, le jeudi 27 juillet à Couthures, avec notre marraine, la cantatrice Barbara Hendricks.

 

(credit photo : Radio France / Christophe Abramowitz)

Labo Revue Far Ouest

Revue Far Ouest installe son Labo au cœur des Ateliers de Couthures. Durant tout le festival, venez rencontrer les auteurs et journalistes de ce nouveau média en ligne qui raconte le Sud-Ouest à mi-chemin entre journalisme et feuilleton documentaire.

Au sein du Labo, vous pourrez découvrir les futures histoires qui sont actuellement en cours de production, échanger avec les auteurs, et, pourquoi pas, réfléchir avec eux à de futures collaborations.

De plus, Revue Far Ouest vous fait revivre les temps forts du festival : chaque jour, retrouvez sur facebook et youtube le « daily-recap » des meilleurs moments, et le programme des évènements à venir.

Le programme du Labo :
Chaque jour, à l’espace Gens de Garonne, une présentation de feuilleton en présence de l’auteur.

 

Jeudi 27 juillet 17h : Présentation du feuilleton « Bonnes Vacances au Chômage », par Mathieu Staub et Julien Campet
Darbo était la plus ancienne usine de transformation de bois des Landes. L’an dernier elle a mis la clef sous la porte. Un an auparavant, un groupe germano-suisse rachetait la société et promettait un plan d’investissement de 11,7 millions d’euros. Mais l’usine et ses 131 salariés n’en verront jamais la couleur. Pour Revue Far Ouest, Julien Campet et Mathieu Staub plongent dans le merveilleux monde des fonds d’investissements exotiques et des transactions financières opaques.

Vendredi 28 juillet 17h : Présentation du feuilleton « 20.000 Ans », par Clémence Postis
20.000 ans c’est le temps qu’il faudra pour effacer presque toutes les traces d’une catastrophe nucléaire.
« 20.000 ans » c’est le titre de notre premier docu-fiction sur les potentielles conséquences d’un accident grave à la centrale du Blayais. Un feuilleton réalisé par Clémence Postis, Sébastien Gendron et Camille Mazaleyrat.

Samedi 29 juillet 17h : Présentation du feuilleton « Tuer Manger », par Annabelle Basurko
« J’achète, je cuisine et je mange des animaux morts. La nature est là, dans mon assiette. Si je ne chasse pas, si je ne tue pas d’animaux mais que j’en mange, je dois accepter forcément qu’une personne tue pour moi. Comment assumer ma prédation ? Je ne sais pas s’il y aura une morale à cette histoire». Tuer Manger est un feuilleton vidéo tourné à la première personne par Annabelle Basurko. Nous la suivons dans une introspection intime, jusqu’à la question finale de son cheminement : sera-t-elle capable de tuer pour manger ?

Dimanche 30 juillet 17h : Présentation du feuilleton « Battre Monnaie », par Léa Ducré et Benjamin Hoguet
Peut-on vivre dans le Sud-Ouest sans l’euro ? Léa Ducré et Benjamin Hoguet partent en road-trip pour le découvrir. Un périple à vélo avec un défi : ne payer qu’en monnaie locale, voire en troc. Et essayer de ne pas dormir dans la nature, faute d’hôtel…